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© Jean-Marc Pochat/Presse Sport
Robert Hossein

1881-1973

Espagne 

Robert Hossein, né Robert Hosseinhoff, voit le jour à Paris, le 30 décembre 1927. Son père est un compositeur perso-azerbaïdjanais, sa mère est une comédienne russe. Dans cet univers de bohème désargenté, le jeune garçon est tout naturellement attiré par la scène et s’inscrit sans tarder au cours Simon.

 

Sur les trottoirs de Saint Germain, du Club du Vieux Colombier ou encore de la rue Saint Benoit, le jeune comédien rencontre le tumultueux Paris des années 40 où se croisent Jean Genêt, Danielle Darrieux, Roger Vailland, Boris Vian ou encore Blanchette Brunoy. Par-dessus-tout, c’est Jean Paul Sartre qui marquera Robert Hossein. Il a tout juste dix-sept ans quand Huis Clos est présenté pour la première fois en 1944. Après avoir joué dans cette pièce, il la mettra en scène en 2000 lorsqu’il reprendra le théâtre Marigny.

 

En 1948, le jeune garçon obtient un petit rôle dans le film de Sacha Guitry, Le diable boiteux ; puis, sa carrière s’accélère avec Du rififi chez les hommes de Jules Dassin en 1955 jusqu’à la gloire d’Angélique réalisé par Bernard Borderie entre 1964 et 1968. Il devient notamment l’un des acteurs favoris de son ami réalisateur d’origine russe lui aussi, Roger Vadim. Alors qu’il travaille avec les grands de ce monde, tel Yves Allégret ou encore Christian Jaque, Robert Hossein ne cessera jamais de chérir le théâtre. Il déploie d’ailleurs sa fougue à la mise en scène de pièces allant de l’Homme traqué (1954) d’après le roman de Francis Carco à ces grands spectacles populaires et souvent interactifs qui ont rempli le Palais des Sports de Paris.

 

Définitivement homme de la scène, Robert Hossein prend ensuite la direction du Théâtre populaire de Reims en 1970 où Isabelle Adjani, encore inconnue du grand publique en 1972, y jouera La Maison de Bernarda Alba de Frederico García Lorca. En 1980, il s’essai à la comédie musicale avec Les Misérables ; c’est un triomphe. Installé au Palais des Sports, au Théâtre de Paris puis, jusqu’en 2008, au théâtre Marigny, Robert Hossein marque le paysage du théâtre contemporain par son éclectisme et son énergie créatrice à l’image de ces deux dernières pièces : l’Affaire Dominici (2009) et l’Affaire Seznec l’année suivante.

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