Raconté par
Rokhaya Diallo
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© Studio Harcourt

Né en 1975 à Paris, il passe son enfance à Brazzaville puis à Strasbourg. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il fonde avec son frère aîné le groupe de rap NAP. Ils sortiront trois albums entre 1996 et 2000. Il entame ensuite une carrière solo, saluée par le public et la critique. Il remporte à trois reprises les victoires de la musique, notamment pour ses albums Gibraltar (2006) et Dante (2008). Il a aussi publié quatre livres, parmi lesquels, L’Islam au secours de la République en 2013 et Place de la République en 2016. Il sort son cinquième album Scarifications en 2015.

Luis Mariano

1914-1970 

Espagne

Luis-Mariano Eusebio Gonzalez est né en 1914 à Irun, au pays basque espagnol. Il se retrouve à Bordeaux quand sa famille y trouve refuge pour fuir la guerre civile espagnole. Attiré par les arts, il s’inscrit à l'école des Beaux-Arts tandis que sa passion pour le chant le fait rentrer au conservatoire. Il reçoit les cours de Miguel Fontecha et de Clemente Gueardi. Il se lance dans l’opérette, en prenant Luis Mariano comme nom de scène. Fin 1943, il arpente les planches du Palais de Chaillot dans le rôle d'Ernesto de Don Pascual et se produit fréquemment à la radio. Cette même année, il fait une importante rencontre avec Francis Lopez et Raymond Vinci avec lesquels il monte La Belle de Cadix, au théâtre du Casino Montparnasse. L’opérette, dont il crée lui-même les décors et costumes, est accueillie avec enthousiasme par un public grandissant. Elle garde l’affiche pendant deux années en faisant de lui une véritable star. 

 

En 1951, l’opérette Le Chanteur de Mexico le conduit au Théâtre du Châtelet. Adaptée cinq ans plus tard au cinéma par Richard Pottier, elle est connue de tous par sa célèbre chanson Mexico. Luis Mariano avait déjà travaillé avec bonheur sous la direction du même réalisateur, en 1952, pour l’opérette filmée franco-espagnole Violettes impériales. Ses interprétations au cinéma s’enchaînent durant cette période (il joue le rôle du ténor Garat, en 1955, dans le Napoléon de Sacha Guitry) tout comme les tours de chant dans les plus grandes salles du monde entier. 

 

À la fin des années 1950, il intègre la caravane du cirque Pinder pour une importante tournée en Hexagone. Au tournant des années 1960, l’opérette n’est plus à la mode, toutefois on le retrouve avec Le Secret de Marco Polo en 1959, et Le Prince de Madrid en 1967 qui fait plus de cinq cents représentations au théâtre du Châtelet. L’année suivante, il crée La Caravelle d'or, opérette à grand spectacle, présentée en trente-huit tableaux. C’est son dernier spectacle. Après quelques mois difficiles, il se retire et quitte ce monde, le 14 juillet 1970.

 

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