Racontée par
Sonia Rolland  
© Studio Harcourt

Née en 1981 au Rwanda, sa famille s’installe en France en 1994, après le génocide. On découvre pour la première fois son visage lors de l’élection de Miss France en 2000. Sonia Rolland se dirige ensuite vers des rôles pour la télévision notamment, en 2003, Léa Parker sur M6 et joue en 2013 dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. L’association Maïsha Africa, qu’elle fonde avec sa mère en 2001 pour venir en aide aux enfants devenus orphelins suite au génocide, est aujourd’hui très active au Rwanda.

Josephine Baker

1906-1975

Etats-Unis

Freda Josephine McDonald est née le 3 juin 1906, à St-Louis dans le Missouri. Elle se fait remarquer par ses capacités à danser et à chanter. Elle s’engage très jeune dans une troupe qui sillonne les États-Unis et rencontre Willie Baker qu'elle épouse en 1921 et qu'elle quitte très vite pour tenter sa chance à New York ; Broadway la fait rêver et elle est sûre de son talent. Changeant souvent de compagnie, elle se fait connaître, à moins de 20 ans, par le spectacle La Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées à Paris alors qu'elle vient à peine de débarquer à Cherbourg (le 25 septembre 1925). Elle danse vêtue d'un simple pagne de bananes sur un rythme encore inconnu en Europe, le charleston. Après une tournée en Europe, Joséphine Baker remonte sur les planches des Folies-Bergère, en 1927. 

 

Puis sur les conseils de Giuseppe Abatino, elle se lance dans la chanson et tourne dans le film La Sirène des tropiques. Un an plus tard, il organise la tournée de la chanteuse mondiale après avoir ouvert le club Chez Joséphine. En 1934, elle tourne dans deux films : Zouzou avec Jean Gabin avec la fameuse chanson Fifine puis Princesse Tam Tam. Vedette de music-hall dans le Paris de l’entre-deux-guerres, star internationale, elle obtient la nationalité française en 1937. Pendant la drôle de guerre (1939), elle participe au Théâtre aux Armées et interprète pour les soldats J’ai deux amours composée par Vincent Scotto, qu’elle chante pour la première fois, en 1931, au Casino de Paris. 

 

Après la débâcle de juin 1940, elle devient, dès novembre 1940, un agent de la France libre. Sous couvert de ses activités artistiques, elle part ensuite en 1941 à Alger puis s’engage dans le Théâtre aux Armées alliées d'Algérie pour soutenir les combattants. Joséphine Baker intègre officiellement, en juin 1944, l’armée de l’air avec le grade de sous-lieutenant, en offrant concerts et spectacles. Après la guerre, elle souhaite relancer sa carrière aux États-Unis entre 1947 et 1951. Victime de ségrégation raciale, elle s’engage dans le mouvement des droits civiques de Martin Luther King. Elle participe en 1963 à la marche vers Washington. Décorée de la médaille de la Résistance puis de la Légion d'honneur, elle est aussi titulaire de la croix de guerre avec palme. Décédée le 12 avril 1975 après un dernier succès à Bobino à Paris, elle reçoit les honneurs militaires avant d’être inhumée, le 15 avril 1975, à Monaco.

En savoir plus

 

  • Bonini Emmanuel, Joséphine Baker : cent images pour une légende, Éditions de La Lauze, 2006.

  • Rozen Jérémy, J'http://www.ina.fr/video/CPC98006425/paul-colin-josephine-baker-et-la-revue-negre-video.htmlai deux amours (1917-1931), France Télévisions, 2016.

  • www.ina.fr

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