Racontée par
Claudia Tagbo
© Studio Harcourt

Née en Côte d’Ivoire, l’actrice-humoriste arrive en France alors qu’elle est adolescente. Passionnée par le théâtre, elle obtient une maîtrise en Arts du Spectacle à Paris et se lance ensuite dans la comédie. Artiste de stand-up, elle entre en 2006 au Jamel Comedy Club créé par Jamel Debbouze et a, depuis, mis en scène ses propres one woman shows. On la retrouve sur les planches dans des pièces de théâtre, mais aussi au cinéma dans Le Crocodile du Botswanga en 2014, ou encore C’est quoi cette famille ?! en 2016. À la télévision, elle est aussi chroniqueuse dans des émissions telles Ce soir avec Arthur sur Comédie ! puis sur TF1, ou encore Le Bureau des Plaintes de Jean-Luc Lemoine sur France 2.

Annie Cordy

Née en 1928

Belgique 

Née à Laeken, commune de Bruxelles, le 16 juin 1928, sous le nom de Léonie Juliana, elle rêve, jeune déjà, de la scène et de ses lumières. Adoptée par la France, dès le début des années 1950, Annie Cordy triomphe, à Paris, comme meneuse de revue dans des salles mythiques telles l’ABC, le Lido ou le Moulin Rouge. Son image est associée aux « trucs en plume et à paillettes », Annie Cordy souhaite devenir une grande chanteuse populaire. Ce sera chose faite dès 1955.

 

En cinq ans, elle est devenue une vedette majeure de la chanson française. Elle triomphe à L’Olympia et à Bobino et recevra même, pour la chanson Oh Bessie !, le grand prix de l'Académie Charles-Cros. À partir de cette date, elle enchaîne les tubes : de Salade de fruits (1959), à Tata Yoyo (1981) en passant par le cultissime La bonne du curé (1974), dont elle écoulera plus d’un million de singles. Devenue chanteuse et comédienne, Annie Cordy n’a cependant pas perdu son sens de la scène et du show. Chanteuse d’opérette pour Francis Lopez dans Tête de Linotte en 1957, elle retrouve aussi en 1961, Luis Mariano — avec lequel elle avait joué dans le film Le chanteur de Mexico en 1956 — dans Visa pour l'Amour. 

 

À partir de 1965, la carrière d’Annie Cordy prend un nouveau tour. Grâce à Maurice Chevalier, elle devient l’une des grandes et des premières « show-women » de la scène music-hall parisienne. Elle impose alors son style dans plusieurs spectacles à grand succès : Annie Cordy en deux actes et 32 tableaux (1965), La tête de l’art (1970), Hello Dolly (1972) et Nini la Chance (1976). Artiste prolixe et prolifique, Annie Cordy accumule, en plus de cinquante de carrière, les records. Avec plus de six cents chansons enregistrées, chantées dans près de six mille galas, la Belge « rigolote » à l’éternel sourire, a ainsi rejoint le patrimoine de la chanson populaire française. 

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